Certificat d’urbanisme : cerfa 13410, délais et validité
Le certificat d’urbanisme sert à connaître les règles d’un terrain et les fige 18 mois. Gratuit, cerfa 13410, réponse en 1 mois ou 2 mois.
Vérifié sur les sources officielles le , mis à jour le · Par Arno Joyeux
Le certificat d’urbanisme sert à connaître les règles qui s’appliquent à un terrain et à les figer pendant 18 mois ; la demande est gratuite, et la mairie répond en 1 mois pour un certificat d’information, en 2 mois pour un certificat opérationnel. C’est un document d’information, pas une autorisation : il ne permet de rien construire. C’est la pièce que l’on demande avant d’acheter un terrain ou de monter un projet.
À retenir : une demande de permis déposée dans les 18 mois qui suivent le certificat est instruite selon les règles en vigueur à la date du certificat, même si le plan local d’urbanisme a changé entre-temps — à l’exception des règles de sécurité et de salubrité publiques.
Deux certificats pour deux questions
| Certificat | La question posée | Ce qu’il contient | Délai d’instruction |
|---|---|---|---|
| D’information | Quelles règles s’appliquent à ce terrain ? | Règles d’urbanisme, servitudes, droit de préemption, taxes et participations | 1 mois |
| Opérationnel | Mon projet est-il réalisable sur ce terrain ? | Les mêmes informations, plus la faisabilité de l’opération et l’état des voies et réseaux | 2 mois |
Le certificat opérationnel se prononce sur une opération décrite à grands traits : la destination des bâtiments et leur localisation approximative. Une réponse négative doit être motivée. Il ne remplace pas le permis : il dit seulement que le terrain peut, ou ne peut pas, accueillir l’opération.
Ce que dit un certificat d’urbanisme
- les règles d’urbanisme applicables au terrain ;
- les limites administratives au droit de propriété : servitudes d’utilité publique, périmètre d’un monument historique ;
- l’existence d’un droit de préemption ;
- la liste des taxes et participations d’urbanisme ;
- la présence d’un ancien site industriel ou de sols pollués ;
- les circonstances qui pourraient justifier un sursis à statuer sur une future demande : quand le PLU est en cours d’élaboration ou de révision, la mairie peut reporter sa décision sur un permis, et le certificat doit le signaler.
Qui peut le demander
Le propriétaire, mais aussi toute personne intéressée : futur acquéreur, notaire, agent immobilier, constructeur. Le propriétaire n’est pas averti qu’un tiers a obtenu un certificat sur son terrain.
La demande, pas à pas
- Remplir le formulaire cerfa n° 13410, commun aux deux types de certificat.
- Joindre un plan de situation ; pour un certificat opérationnel, ajouter une note décrivant l’opération et, s’il existe des constructions, un plan du terrain.
- Déposer le dossier à la mairie de la commune du terrain, l’envoyer par lettre recommandée avec avis de réception, ou passer par le téléservice de la commune s’il existe.
- Compter 2 exemplaires pour un certificat d’information, 4 pour un certificat opérationnel ; un de plus dans le périmètre d’un monument historique.
La demande est gratuite.
Si la mairie ne répond pas
Le silence de la mairie à la fin du délai vaut certificat tacite. Ce certificat tacite a un effet limité : il fige les règles d’urbanisme, les limitations au droit de propriété et la liste des taxes, mais il ne dit rien de la faisabilité du projet, même si la demande portait sur un certificat opérationnel. La mairie reste tenue de répondre par écrit, même en retard.
Durée de validité et prolongation
Le certificat est valable 18 mois à compter de sa délivrance. Il peut être prolongé par périodes d’un an, à condition que les règles d’urbanisme, les servitudes et les taxes applicables au terrain n’aient pas changé. La demande se fait sur papier libre, en 2 exemplaires, au moins 2 mois avant l’échéance, avec le certificat à prolonger. Deux mois de silence valent accord.
Si la prolongation est refusée, il reste possible de demander un nouveau certificat, valable à son tour 18 mois.
Le certificat et le document d’urbanisme de la commune
Le certificat applique à une parcelle les règles d’un document : plan local d’urbanisme, PLU intercommunal, plan de sauvegarde ou, à défaut, règlement national d’urbanisme — celui d’une commune sans PLU. Savoir quel document est en vigueur, et depuis quand, permet de lire le certificat et de préparer la demande. Ce site publie pour chaque commune couverte le document en vigueur, sa version, ses zones et le lien vers son règlement officiel.
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La suite logique d’un certificat positif est la demande d’autorisation elle-même : une déclaration préalable ou un permis de construire, selon la nature et la surface des travaux.
Questions fréquentes
Le certificat d’urbanisme est-il obligatoire avant d’acheter un terrain ?
Non. Aucun texte ne l’impose. Il est demandé parce qu’il fige les règles pendant 18 mois : l’acheteur connaît les règles qui s’appliqueront à sa demande — sauf si le certificat signale qu’un sursis à statuer est possible. Seul un certificat opérationnel, délivré expressément, dit si une opération est réalisable.
Combien coûte un certificat d’urbanisme ?
Rien : la demande est gratuite. Le certificat liste les taxes applicables au terrain, il n’en déclenche aucune.
Un certificat d’urbanisme positif garantit-il le permis de construire ?
Non. Le certificat opérationnel se prononce sur une opération décrite sommairement. Le permis, lui, est instruit sur un projet précis : implantation, hauteur, aspect, stationnement. Un projet qui ne respecte pas le règlement sera refusé, même avec un certificat positif.